samedi 6 décembre 2014

Bird Box de Josh Malerman

Bird Box 
De Josh Malerman




Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

C'est la couverture qui m'a tout d'abord attirée. Puis le résumé m'a tout à fait convaincue de me plonger dans le roman.
Je ne peux pas dire qu'il s'agit d'un coup de cœur. Et je ne peux pas dire non plus que j'ai ressenti autant de choses que la majeure partie des lecteurs. Ce fut cependant une bonne lecture dans laquelle je me suis laissée embarquer.

Le récit relate deux périodes différentes : Celle où Malorie, ( le personnage principal du roman ) découvre qu'elle est enceinte dans un monde qui est sur le point de changer.
Et le présent, quatre plus tard, on suit toujours Malorie et ses deux enfants qui tentent de survivre et qui se lancent dans une aventure pour espérer y parvenir.
Ce n'est pas une forme de narration qui m'a particulièrement plu. J'ai trouvé que ce rythme cassait un peu l'avancée de l'histoire. On suit l'histoire de Malorie avec avidité et puis le changement de repères temporels nous fait perdre le fil. De même, j'ai trouvé son périple du présent très ennuyeux comparé à l'histoire qu'elle relate à partir de la découverte de sa grossesse.

Le côté oppressant de l'histoire est bien présent : L'auteur ne décrit jamais les " créatures" dont il est question. On sait juste qu'il suffit d'un regard pour être pris de pulsions meurtrières puis suicidaires. Alors oui ça fait vraiment flipper, au début. Au début oui, car finalement on finit par s'y faire et du coup ces créatures me sont apparues moins dangereuses au fur et à mesure du temps ( alors que ce n'est absolument pas le cas ! ). Le fait que les personnages ont toujours les yeux bandés fait forcément travailler notre imagination et cela donne une autre dimension au roman. 

En fait, en écrivant cette chronique je me rends compte que la première partie ne m'a pas laissée une très bonne impression. C'était plutôt long, plat et assez répétitif. C'est la seconde partie qui m'a fait vraiment aimer ce roman. Il se passe une chose et la suite devient passionnante. Alors que le début me semblait froid, on a enfin affaire à une belle avalanche de sentiments dans la seconde partie et enfin on prend en pitié les personnages vivant au cœur de ce calvaire.

La fin me semble tout de même un peu trop facile. Elle laisse la place à l'imagination mais je m'attendais à un retournement de situation. Car finalement ce qui se produit est exactement ce à quoi je m'attendais.






J'ai passé un bon moment angoissant même si je suis loin de trouver qu'il s'agit d'un roman hyper gore et stressant. Je le conseille pour passer un bon moment !

2 commentaires:

  1. J'ai eu un très gros coup de coeur !

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  2. Il me fait envie depuis un petit moment, et les différentes chroniques que je lis m'encouragent. Mais j'ai toujours un peu peur de me lancer quand j'en attends beaucoup, c'est un coup à être déçu.

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Merci :D

Une petite citation ?

"Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de
tout, y compris de soi-même"

Daniel Pennac